Concerts d'été

le samedi 16 juillet

Concert de gala Deux pianos, quatre mains

18h30 - réception
19h30 - concert

35 $  (réception et concert)
25 $  (étudiants et moins de 18 ans)

 

* Achat de billets à Eventbrite *

PROGRAMME

Claude Debussy (1862-1918)
Prélude à l'après-midi d'un faune
En Blanc et Noir

George Gershwin (1898-1937), transcription by Dmitri Alexeev (b. 1947)
Concert Suite no. 1 from Porgy and Bess

 

Suren Barry, piano
Carson Becke, piano

Cet été, le programme pour deux pianos présente en première canadienne la récente transcription de Dmitri Alexeev de parties du chef d’œuvre d’opéra de Gershwin en 1934 « Porgy and Bess ». Alexeev reprend le récit de l’opéra en y incluant des arias populaires tels « Summertime » et « It ain’t necessarily so ». Gershwin sera précédé du « Prélude à l’après-midi d’un faune » et l’énigmatique « En Blanc et Noir » de Debussy. Le Prélude a été composé pour un orchestre symphonique, mais Debussy lui-même a fait l’arrangement de la version pour deux pianos qui a été jouée pour la première fois à Paris en 1894. En 1912, l’artiste chorégraphe Vaslav Nijinsky en a fait un court ballet. La première du ballet a soulevé l’indignation du public parce que le faune, interprété par Nijinsky, semblait se masturber à un moment donné. En Blanc et Noir a été composée en 1915 et interprété en première un an plus tard à Paris, en plein cœur de la première Grande Guerre. C’est l’une des dernières grandes œuvres achevées de Debussy qui est décédé trois ans plus tard. Il a toujours nié que cette œuvre avait trait à la guerre mais le mouvement central de l’œuvre est dédié à la mémoire d’un officier français récemment tombé au combat, et mentionne sur un ton menaçant la chorale luthérienne allemande Ein feste Burg (Un puissant château-fort).

le dimanche 17 juillet

Chansons d’amour et moulins à vent

19h

25 $
15 $  (étudiants et moins de 18 ans)

 

* Achat de billets à Eventbrite *

PROGRAMME

Robert Schumann (1810-1856)
Dichterliebe, op. 48

Claude Debussy (1862-1918)
Romances, L 79
     i. Romance
    ii. Les Cloches
La mer est plus belle que les cathédrales

Jacques Ibert (1890-1962)
Quatre chansons de Don Quichotte

Maurice Ravel (1875-1937)
Don Quichotte à Dulcinée

 

Richard Walshe, baryton-basse
Carson Becke, piano

Le cycle de chansons Dichterliebe de Robert Schumann doit être le plus emblématique du XIXe siècle. Lors de sa soi-disant année de chansons en 1840, Schumann a écrit 138 œuvres pour voix et piano dont 16 chansons qui décrivent son amour profond pour Clara Wieck. Elle devint sa femme éventuellement, mais en 1840, ils ont été séparés en partie à cause du père de Clara qui s’opposait à leur union.

La seconde partie du concert met la chanson française en vedette et commence par trois œuvres de Debussy qui, typiquement, donnent dans l’opulence. Les deux cycles qui concluent le programme, par Jacques Ibert et Maurice Ravel, ont été composés pour une même commande. En 1932, le cinéaste W.G. Pabst tournait Don Quichotte mettant en vedette le légendaire baryton-basse Fyodor Chaliapin. Pabst a demandé à Ravel quatre chansons pour Chaliapin dans le film, mais Ravel souffrait de la maladie de Pick, travaillait lentement et sporadiquement. À bout de patience, Pabst a congédié Ravel et embauché Jacques Ibert pour composer les chansons. Le film est sorti en 1933 avec la musique d’Ibert mais Ravel a pu compléter le cycle à titre indépendant. Ce fut sa dernière composition et la première eut lieu à Paris en 1934.